mercredi 30 septembre 2015

Mercredi 26 Août 2015.

Bonjour mes fidèles,  
Et oui, c'est déjà le dernier épisode de cette saison. Je suis actuellement en transit dans l'aéroport de Guangzou, en Chine et j'en profite pour vous relater les derniers événements.
J'ai passé quatre jours à Phnom Penh pour rencontrer les étudiants khmers de Toulouse, anciens et nouveaux. Nous avons fait quelques repas (voir photo) et j'ai rassuré un peu les nouveaux qui vont venir étudier en septembre, eux qui en général n'ont encore jamais quitté leurs domiciles familiaux. Les deux premiers jours, j'étais venu tout seul et j'ai dormi chez l'un d'eux (Bunheng, pour ceux qui le connaissent): quand Moni, Pheng, Samphors, Satya et Daviya m'ont rejoint, ils n'ont pas voulu dormir chez lui, malgré les offres insistantes de sa famille, car ils sont très gênés de passer quelques jours chez des "riches", même si ceux-ci sont très simples et amicaux.
J'en ai aussi profité pour visiter la nouvelle attraction et fierté du Cambodge: un magnifique pont à haubans (voir photo) qui enjambe le majestueux Mekong sur la route nationale (et future autoroute) qui relie Phnom Penh à Ho Chi Minh ville.
La très grande nouveauté de ce séjour à la capitale avec mes filleuls, ça a été la sortie au cinéma! C'est la première fois de leur vie qu'ils allaient au cinéma, pour en plus voir un film en 3D dans un beau complexe moderne situé dans l'immense centre commercial très luxueux, ouvert depuis l'été dernier (Aeon, pour les connaisseurs). Les enfants ont plutôt bien dormi, sur les beaux fauteuils très confortables, tout comme Pheng, malgré le son tonitruant de ce blockbuster américain! Moni a vraiment été emballé par cette séance, et son épouse Samphors a aussi aimé (le film, c'était "Ant-man", pour les connaisseurs). Nous recommencerons l'année prochaine, peut-être avec un film en 4DX (oui, ça existe: c'est 3D, plus les fauteuils qui bougent suivant l'action du film, plus des effets spéciaux dans la salle, genre odeurs, vents, fumée, chaleur, là aussi suivant les scènes du film...). C'est bon, le Cambodge est vraiment un pays (presque) développé!...
Pour terminer, quelque mots comme promis au sujet du bac, qui a eu lieu hier et aujourd'hui. L'année dernière, le taux de réussite s'est complètement effondré car au dernier moment le ministre de tutelle a décidé de stopper radicalement la corruption et les triches habituelles durant les épreuves! Les candidats étaient fouillés au corps avant d'entrer dans les salles, et les surveillants et professeurs étaient obligés de refuser les pots de vin qu'ils recevaient habituellement en échange des réponses aux exercices... Il y avait même la police qui formait des cordons de sécurité aux abords des lycées pour empêcher des personnes de lancer par les fenêtres les réponses aux exercices... Comme le taux avait spectaculairement chuté, le ministre a alors décidé de refaire une séance de rattrapage un mois plus tard, mais dans les mêmes conditions: il y a eu quelques reçus supplémentaires, et les recalés s'excusaient en disant :"comment voulez-vous qu'on ait le bac si on ne peut plus l'acheter?". Je vous le dis, le Cambodge est un pays (presque) développé....  
Sur ces paroles encourageantes, je vous donne rendez-vous l'année prochaine pour une nouvelle saison indochinoise,
Bises déjà nostalgiques,
Ta François.
Mardi 18 Août 2015.

Hello everybody,  
Un petit mail avec quelques photos pour vous signaler que j'ai de la visite. Robin M., le fils de deux d'entre vous, et sa copine Sandra nous ont rejoints depuis trois jours. À partir de ce soir, ils dorment même avec nous dans la maison de Moni. Ils ont installé leur tente-moustiquaire dans ma "chambre" (voir photo). Vous verrez sur ces photos trois repas avec eux: un chez Moni, un autre à Kampot, dans la rue, pour déguster des oeufs couvés, et un autre au bord de la plage de Kep, en compagnie de Pisal, un étudiant khmer qui a étudié à Toulouse il y a trois ans (il est venu avec toute sa famille pour passer une journée à Kep, pour se baigner dans cette mer très chaude, et surtout pour manger les fameux crabes de Kep). Vous verrez également Robin jouer au volley avec Moni et les habitués du terrain, surpris et contents de jouer pour la première fois avec un étranger (et un peu affolés par sa taille!). Vous le verrez aussi jouer de la guitare et de l'harmonica, et chanter, à la grande surprise des habitants de notre maison, ravis d'entendre en vrai un aussi bon chanteur. Comme peu d'entre vous le savent, je précise que Robin et Sandra voyagent pendant plusieurs mois (années?) à travers le monde, avec comme seul budget l'argent que gagne Robin en chantant dans les rues ou dans des bars et concerts, et que gagne Sandra en organisant des dégustations de chocolats locaux..
Aujourd'hui, avec Pheng aussi, visite de la petite grotte Phnom Chhgnauk (avec spéléologie pour tous sauf moi) et repas chez Pheng. Puis nous sommes allés au lac "secret" comme l'appelle les guides touristiques, pour nous baigner, mais le vent un peu fort (mais agréable) et la pluie nous ont permis de rester tranquillement assis sur notre bungalow au bord de l'eau. Et le soir, la femme de Pheng nous a préparé un très bon repas (curry de poulet, avec poulet de la maison), avant que nous passions la nuit dans la maison de Pheng entièrement entourée de magnifiques rizières, loin de toute route.  
C'est donc en nous souhaitant une bonne nuit que je vous abandonne jusqu'au prochain épisode.
Bises à toutes et tous,
Votre François.
Mercredi 12 Août 2015.

Soursdey,
  Oui, peu de mails cette année car je ne bouge pas beaucoup. Je suis encore chez Moni: nous n'avons pas voyagé, principalement pour des raisons financières. Depuis deux ans, j'ai vraiment moins d'élèves en cours particuliers et moins de revenus, et donc même si le niveau de vie est très bas dans ce pays, c'est encore trop cher pour moi de voyager avec mes filleuls et leurs familles. Et je préfère rester chez eux que de voyager seul. Nous avions prévu une excursion au Vietnam en bus (34 $ l'aller retour jusqu'à Ho Chi Minh ville) mais ce sera peut-être pour une autre année.
Mais je ne me plains pas du tout de rester ici, dans ces petits villages familiers. Avant mon départ (le 25 août), j'irai juste quelques jours à Phnom Penh pour rencontrer plusieurs étudiants khmers qui étaient avant à Toulouse et des nouveaux qui vont y aller en septembre. Pour information, cette année il y aura presque 100 étudiants khmers en France, bénéficiaires de bourses, Erasmus Mondus par exemple, dont une vingtaine à Toulouse.
Côté vie quotidienne, voir les photos ci-jointes. Je suis allé chez le coiffeur, dans sa bicoque de fortune: 20 centimes d'euros, pour un très bon résultat, rasage et coupages des poils de nez compris! Satya aussi y a eu droit, même s'il n'était pas d'accord. Vous verrez aussi les enfants de la maison qui organisent des combats de coqs (un peu.... violents), et mes deux étudiants qui viennent quasiment tous les soirs travailler les maths avec Lok Krou François (Monsieur le Professeur François). Le troisième étudiant que je vois l'après-midi est beaucoup moins régulier car il est souvent réquisitionné pour effectuer des travaux dans les rizières de ses parents: c'est le problème de beaucoup de jeunes ici, même s'ils vont à l'école, ils doivent aussi participer aux travaux domestiques. Par exemple, ils font eux-mêmes leurs lessives, à la main bien sûr.
Ce mail étant déjà assez long, je vous raconterai la prochaine fois pourquoi le taux de réussite au bac est passé de plus de 80% à seulement 20% l'année dernière!  
En attendant, je vous envoie des bises tropicales mais non caniculaires, Votre reporter François
Jeudi 30 Juillet 2015.

Bonjour chères et chers,
Voici quelques petites nouvelles et quelques photos depuis le premier épisode. Je suis encore chez Moni et sa famille. Chez eux, une grande première: nous avons maintenant un réfrigérateur! Petit certes (voir photo) mais c'est une grande rareté ici en pleine campagne. Il a coûté 140 dollars (un mois de salaire pour beaucoup de travailleurs). Côté météo, il pleut parfois mais pas très longtemps, et depuis trois ou quatre jours, pas une seule goutte. C'est cependant suffisant pour les vertes rizières dans lesquelles beaucoup de gens s'affairent (labourage avec maintenant des motoculteurs à la place des attelages d'animaux, arrachage des jeunes pousses de brins, pour les replanter de manière beaucoup plus espacée dans les grandes rizières auparavant vides). Côté "animations", vous verrez sur une photo que parfois de jeunes bonzes viennent devant notre maison pour faire la quête: c'est tout à fait normal, et cette fois c'est la grand-mère qui leur a fait une offrande et qui s'est agenouillée devant eux pendant qu'ils la bénissaient. Sur une autre photo, vous verrez un arbre à billets! Pour une cérémonie qui a eu lieu à la pagode Angsdok, certains personnes passent dans les maisons pour que les gens accrochent des billets sur des arbustes qu'ils portent et qui sont ensuite déposés à la pagode. Lors de cette cérémonie, j'ai fait la connaissance des respectables et "vieux" civils qui s'occupent de cette pagode (voir les cinq patriarches sur une photo...): ils étaient surpris et heureux de me connaître. L'un d'eux, 93 ans, m'a longuement palpé et ausculté, peut-être pour vérifier qu'il ne rêvait pas.... (voir photo). Sur d'autres photos, vous verrez les poissons et énormes calamars grillés que nous achetons parfois dans la petite station balnéaire de Kep (célèbre aussi pour ses crabes), et une petite mosquée: il y en a plusieurs au Cambodge, surtout dans notre province, et on croise quelquefois des musulmanes entièrement voilées de noir, de la tête aux pieds. Vous verrez aussi un de mes élèves de Toulouse, avec un de ses amis, venus faire du bénévolat au Cambodge pendant trois semaines, évidemment suite à mes conseils: je deviens un grand fournisseur de bénévoles pour ce pays! Pour ma part, je continue mes cours particuliers de maths et je m'améliore beaucoup dans le vocabulaire mathématique khmer. Vous verrez aussi l'échoppe de Samphors où elle vend des vêtements, avec un (presque vrai....) couturier.
Sur ce, je vais me doucher (voir photo de la "salle de bains" en plein air) avant de faire un autre très bon repas préparé par Samphors.
Bises campagnardes,
Ta François (ta= grand-père).
Lundi 13 Juillet 2015.

 Bonjour les amies et les amis,

C'est avec un peu de retard que je vous livre le premier épisode de cette onzième saison de mon séjour au Cambodge. Même si, quand je reviens ici, peu de choses ont changé, je suis toujours aussi émerveillé par les paysages qui m'entourent, heureux de retrouver les familles de mes filleuls, et encore novice dans la compréhension des mentalités khmères (mais je vous l'ai déjà dit, j'aime être perdu....).
Après avoir livré à Phnom Penh différents colis que des étudiants de Toulouse m'avaient donnés pour leurs familles, je suis maintenant dans la maison de Moni et Samphors, avec leur fils Satya, dans leur petit village au milieu des rizières, où je passe encore un peu pour un extra-terrestre. Samphors a toujours sa petite échoppe pour vendre des vêtements dans un marché situé à environ cinq kilomètres de la maison, et Moni a arrêté son travail d'animateur radio:il suit quelques cours d'anglais dans une université de Kampot, pour pouvoir ensuite travailler dans le tourisme. L'épouse de Pheng va aussi monter son échoppe pour vendre des vêtements, quand un nouveau marché à côté de chez elle sera complètement opérationnel. Pheng a lui aussi monté une échoppe pour réparer et laver les motos: il avait suivi une formation chez un réparateur (voir photo). Ils ont deux fils: Daviya (3 ans et demi) et Kana (1 an). J'irai habiter chez eux plus tard.
Et moi, que fais-je? Et bien, je me repose, je me promène un peu avec eux, je lis et j'ai réussi à trouver du travail (bénévolement, bien sûr)! Je donne des cours particuliers de maths à des élèves qui vont passer le bac à la fin du mois d'août. L'après-midi, au petit frère du supérieur de la pagode Angsdok (ce supérieur a arrêté d'être bonze il y a environ 5 mois, il a déjà grossi de 20 kilos et il est marié!), et le soir, à 2 ou 3 jeunes qui habitent à côté de chez Moni. Certains d'entre eux sont très bons et j'ai dû rebûcher un peu car à leur programme de terminale il y a des notions que je ne pratique plus avec mes élèves ou étudiants français (pour les connaisseurs: coniques, équations différentielles d'ordre 1 et 2, produit vectoriel et produit mixte de vecteurs). Je bûche d'autant plus que je révise sur des cours de maths en khmer! Et je leur fais cours en khmer aussi (faut aimer les challenges!).... Mais je peux dire merci à l'ancienne colonisation française car beaucoup de termes mathématiques sont en français.
Une dernière précision: sur les photos jointes, vous verrez que nous avons assisté à des combats de boxe khmère (bokator ou kun khmer) organisé dans un club monté par un français (c'est lui l'arbitre) et vous verrez que même les filles et les enfants très jeunes se battent comme des pros! Beaucoup d'ambiance dans le public, avec évidemment des paris d'argent (au Cambodge et en Asie, on ne joue aux cartes ou à des jeux sportifs qu'avec des mises en argent, même entre amis).
Sur ce, je vous laisse à vos occupations (vacancières, j'espère),
Bises même pas caniculaires,
François.

mercredi 27 août 2014

Mercredi 27 Août 2014. Bonjour toutes et tous, Voici donc le dernier épisode du feuilleton, en direct de Phnom Penh, d'où je décolle demain pour revenir en France.... Je vous avais donc laissés à Sihanoukville. Dominique et moi sommes revenus sur la capitale, avec une jolie surprise: le chef du département de Génie Civil de l'école d'ingénieurs de Phnom Penh, d'où proviennent la grande majorité des étudiants à Toulouse, m'a téléphoné pour faire ma connaissance (en remerciement de tout ce que je fais pour eux?). Ils nous a accueillis à l'arrivée du bus et nous a invités à manger dans son restaurant favori, français, avec entrée, plat, dessert et vin (ça faisait longtemps!). Puis il nous a amenés chez Bunheng, dans sa belle maison. Et le lendemain, ils nous a pris en charge pour une journée à la campagne: un de ses amis a acheté 120 hectares pour planter et commercialiser des épices et des légumes. Cette journée était une fête pour inaugurer sa plantation, donc il avait invité ses 200 ouvriers (et nous aussi) pour un grand repas (très bon!), des danses avec orchestre et chanteuses, et même une loterie avec plusieurs gros lots de 100 dollars et 20 dollars. Bref, beaucoup d'ambiance typiquement khmère! (Voir photo). Puis Dominique a pris l'avion pour rejoindre le monde occidental. Et j'ai retrouvé mes quatre amis toulousains qui revenaient de leur expédition, parfois mouvementée, dans la province reculée et montagneuse du Mondolkiri. Ensemble, nous sommes allés à Kampot, toujours en bus local, pour qu'ils découvrent les familles de mes filleuls. Et tout le monde a été enchanté de faire la connaissance de tous les autres! Les grands se sont très bien entendus entre eux, malgré la timidité khmère de mes filleuls, et les enfants ont bien joué ensemble. Nous avons surtout parcouru la campagne, en nous promenant au plus près et au milieu des rizières, chez Moni et chez Pheng (on a fait un très bon et très sympathique repas pique-nique chez Pheng, avec poulets attrapés, tués et plumés en direct, un rôti et l'autre en《soupe acide》). Puis sortie en bateau pour passer plusieurs heures sur une île presque déserte au large de Kep (appelée Île-lapin): trajet calme mais sous la pluie à l'aller, trajet sec mais houleux pour le retour! Ils sont aussi allés visiter la montagne Phnom Bokor, avec au sommet (1 000 mètres d'altitude) ses constructions modernes appelées paradisiaques(?) par les khmers, mais surtout avec ses anciennes constructions coloniales abandonnées et mystérieuses, et un superbe panorama sur la plaine, la côte, la mer et les îles. Bref, plusieurs jours très agréables dans cette belle province de Kampot. Puis retour en France pour eux, avec d'abord un très long trajet de bus de Kampot à Bangkok (oui, Bangkok en Thaïlande!). Et pour moi, derniers jours de repos dans mes familles adorées, avec achats (voir photo de Pheng sur sa moto), karaoke (voir photo prise chez Moni), derniers repas (voir photo de Pheng et Apeuw, où nous mangeons.... du chien), jours heureux mais un peu tristes aussi car ce sont les derniers avant l'année prochaine.... Sur cette bouffée de nostalgie, je vous embrasse toutes et tous, en vous disant à bientôt ou à l'année prochaine, Votre fidèle reporteur en pays khmer, François.

samedi 16 août 2014

Samedi 16 Août 2014. Bonjour tout le monde, Voici donc un autre épisode de votre feuilleton exotique, en direct depuis une sorte de petit village de Stroumphs installé sur le sable d'une très jolie plage de Sihanoukville (O'tres beach, pour les connaisseurs). Les bungalows sont des petites cabanes sur pilotis toutes rondes, en bois et murs de feuillages, où même le lit et les salles de bains extérieures sont ronds. Ça s'appelle《mushrooms guest house》! Voir photo jointe. Petit retour en arrière. Je vous ai laissés à Battambang, quand mes autres amis toulousains nous ont rejoints. Nous avons visité ensemble la campagne, notamment deux collines que nous avons (vaillamment) escaladées, pour admirer le paysage et un petit temple ancien (Phnom Banan, voir photo avec groupe de khmers) ou une pagode moderne (Phnom Sampeuw), en compagnie de nos amis Pheara et Pisal. Nous avons également dansé en plein air, dans un petit parc au bord du fleuve qui traverse Battambang: madisons plus ou moins rapides, et danses typiquement khmères. Bonnes petites suées malgré l'heure assez tardive (19h). Puis nous avons pris un bateau pour aller à Siem Reap: voyage toujours aussi surprenant et agréable, malgré les 9 heures de navigation. Le bateau suit d'abord le cours du fleuve, puis se faufile au milieu des champs et des rizières (voir photo), et enfin traverse le magnifique lac Tonlé Sap, uniquement sur une assez petite largeur. Avec, à mi chemin, un arrêt à un village flottant pour se restaurer un peu. À Siem Reap, visites à vélos des nombreux et toujours aussi extraordinaires temples d'Angkor, même à la 4ième visite! On a quand même pris un tuk-tuk (voir photo), à 6 personnes, pour aller visiter un autre très joli temple, Bantey Srey (voir photo), où André Malraux a autrefois volé de belles statues (lire《La voie royale》), et pour grimper sur une colline pour découvrir Kabal Spean, un jolie petite rivière dont le lit en pierres est sculpté de lingas et de bas-relief sacrés. Il y a également une jolie cascade dans laquelle on s'est tous baignés avec beaucoup de plaisir (la montée nous avait bien réchauffés). Autre grand plaisir à Siem Reap: un spectacle de cirque de l'école Phare Ponleu Selapak (basée à Battambang) qui a maintenant installé un beau chapiteau à Siem Reap, avec des spectacles tous les soirs. Celui que nous avons vu s'appelle《Éclipse》et était superbe: toujours autant de vitalité, de joies communicatives et d'exploits acrobatiques, avec une mise en scène très moderne. Ce spectacle se produira en France, et en Europe, aux mois de novembre et décembre (à ne pas rater, si possible). J'ai pu ainsi revoir avec beaucoup de plaisir certains artistes que je connais depuis plusieurs années. Puis, bus pour environ 9 heures sur une assez mauvaise route, pour aller à Phnom Penh. Dominique et moi n'y avons dormi qu'une nuit pour reprendre un bus le lendemain pour aller à Sihanoukville, la grande station balnéaire du Cambodge. Les quatre autres amis sont restés deux jours à Phnom Penh, avant d'aller explorer le Mondolkiri, province reculée et montagneuse, près de la frontière vietnamienne. Donc, pour nous, depuis trois jours: baignades, repas de poissons ou autres grillés sur la plage (voir photo), longues marches sur le sable blanc, farniente et même travail pour corriger un rapport de stage que m'a envoyé un étudiant khmer de Toulouse (voir photo). Et cet après-midi, bus pour revenir à Phnom Penh: demain soir, Dominique reprend l'avion pour rentrer en France. Normalement, je retrouverai les quatre autres amis pour aller passer quelques jours dans ma famille khmère à Kampot. Mais ceci sera une autre histoire.... Bises maritimes du futur guide professionnel, François.